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Les chansons



UN MONSIEUR EN SORTANT DE L’ECOLE Imprimer

Texte et musique : Morgane Raoux. Arrangements : Clotilde Ovigne.

Un matin en sortant de l’école,

Un monsieur me tape sur l’épaule :

« Hé petite ,si tu aimes les bonbons,

Viens vers moi, j’en ai dans mon blouson. »

Je m’retourne, je l’attrape par le col,
Je lui dis : «  Je pense que tu rigoles,

Bas les pattes, ou sans hésitation,

De mon poing, j’arrache ta dentition ! »

 

Et je me suis mise à crier ,

A hurler, à vociférer,

J’ai beuglé, gémi et braillé,

J’ai gueulé à m’égosiller.

J’ai refusé, j’ai protesté,

J’ai tant pesté, j’ai dénoncé,

J’me suis fâchée à en pleurer,

Lui s’est enfui, il s’est sauvé !

 

L’autre jour allant chez ma grand-mère,

J’entends une voix sous un réverbère,

Un barbu, dans son imperméable,

M’interpelle pour que je le regarde.

« T’avise pas de m’ouvrir ton imper,

Ou je cours chercher mes deux grands frères.

Et, même seule, je me sens bien capable,

De t’assommer avec mon cartable ! »

 

Et je me suis mise à crier ,

A hurler, à vociférer,

J’ai beuglé, gémi et braillé,

J’ai gueulé à m’égosiller.

J’ai refusé, j’ai protesté,

J’ai tant pesté, j’ai dénoncé,

J’me suis fâchée à en pleurer,

Lui s’est enfui, il s’est sauvé !

 

Un jeudi, après la gymnastique,

Un gars m’dit : « Tu es photogénique,

Ca tombe bien, je suis le roi d’la photo,

Viens chez moi, faire un essai studio. »

Ma réponse est automatique,

Un coup d’pied des plus acrobatiques,

L’envoi rouler dans le caniveau,

« Tu la veux, ben la v’la ma photo ! »

 

Et je me suis mise à crier ,

A hurler, à vociférer,

J’ai beuglé, gémi et braillé,

J’ai gueulé à m’égosiller.

J’ai refusé, j’ai protesté,

J’ai tant pesté, j’ai dénoncé,

J’me suis fâchée à en pleurer,

Lui s’est enfui, il s’est sauvé !

 
LA LUMIERE DANS LE COULOIR Imprimer

Texte et musique: Morgane Raoux . Arrangement : Rémi Abraham

Piano : Clotilde Ovigne. Violoncelle : Franck Choukroun

Maman, il fait noir

Dans ma chambre, quand vient le soir.

Maman, laisse-moi voir

La lumière dans le couloir.

 

Il fait tellement sombre,

Tout seul, dans mon lit,

Je crois voir des ombres

Et j’entends des bruits.

J’aime pas la pénombre,

J’ai peur dans la nuit.

Lorsque le soir tombe,

C’est tout noir ici.

 

Maman, viens t’asseoir,

Raconte-moi une belle histoire.

Maman, laisse-moi voir

La lumière dans le couloir.

 

Il fait tellement sombre,

Tout seul, dans mon lit,

Je crois voir des ombres

Et j’entends des bruits.

J’aime pas la pénombre,

J’ai peur dans la nuit.

Lorsque le soir tombe,

C’est tout noir ici.

 

Maman, faut me croire,

Y a des bêtes dans mon armoire.

Maman, laisse-moi voir

La lumière dans le couloir.

 

 

Il fait tellement sombre,

Tout seul, dans mon lit,

Je crois voir des ombres

Et j’entends des bruits.

J’aime pas la pénombre,

J’ai peur dans la nuit.

Lorsque le soir tombe,

C’est tout noir ici.

 

Maman, je veux boire,

Et qu’tu reviennes me dire au revoir.

Maman, laisse-moi voir

La lumière dans le couloir.

 

Il fait tellement sombre,

Tout seul, dans mon lit,

Je crois voir des ombres

Et j’entends des bruits.

J’aime pas la pénombre,

J’ai peur dans la nuit.

Lorsque le soir tombe,

C’est tout noir ici.

 

Maman, un mouchoir !

Dans mes yeux, il va pleuvoir.

Maman, laisse-moi voir

La lumière dans le couloir.

 

 

Il fait tellement sombre,

Tout seul, dans mon lit,

Je crois voir des ombres

Et j’entends des bruits.

J’aime pas la pénombre,

J’ai peur dans la nuit.

Lorsque le soir tombe,

J’veux tout voir, ici !

 
TU N‘ES PAS ORDINAIRE Imprimer

Texte et musique: Morgane Robinson . Arrangement : Rémi Abraham

Piano : Clotilde Ovigne.

Tu n’es pas ordinaire,

Benjamin mon petit frère,

Nous avons les mêmes parents,

Nous sommes pourtant différents.

Moi, comme presque tous les hommes,
J’ai quarante six chromosomes,

Je ne sais par quelle astuce,

Toi, tu en as un de plus.

Donne-moi la main,

Mon petit frangin,

A nous deux, on saura bien,

Leur dire que tu es quelqu’un,

Que le monde t’appartient,

A toi aussi Benjamin.

 

Ton visage est tout rond,

Sous tes petits cheveux blonds.

J’y dépose un baiser,

Tu les adores, je le sais.

Tu aimes rire de bon cœur,

Ca c’est contagieux d’ailleurs,

Quand on s’met à rigoler,

Rien ne peut nous arrêter.

 

Donne-moi la main,

Mon petit frangin,

A nous deux, on saura bien,

Leur dire que tu es quelqu’un,

Que le monde t’appartient,

A toi aussi Benjamin.

 

Au début, mes copains,

Ne te connaissaient pas bien,

Ils n’étaient pas habitués,

Tu les as apprivoisés.

Tu fais partie de la bande,

Quand ils viennent, ils te demandent

De venir jouer avec nous,

Et de faire les quatre cents coups.

 

Donne-moi la main,

Mon petit frangin,

A nous deux, on saura bien,

Leur dire que tu es quelqu’un,

Que le monde t’appartient,

A toi aussi Benjamin.

 

Benjamin es-tu heureux ?

De tout mon cœur, je le veux.

Avec toi moi je le suis,

Tu es une joie dans ma vie.

Tu n’es pas ordinaire,

Benjamin, mon petit frère,

Nous sommes un peu différents,

Mais on s’aime énormément.

 

 

 
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